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Альбом 'S'il suffisait d'aimer' (1998)

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Текст песен:


Je crois toi

(Jean-Jacques Goldman)

Je crains la nuit quand tu n'es pas lа
Ce tout petit au-delа
Je crains le silence apres les voix
Ce froid si froid

Je crains les rues, le jour et les gens
Et la solitude autant
Je prie qu'on ne me remarque pas
Moi je crois toi, toi je te crois

La pluie, les eclairs et les chats noirs
La vie me glace d'effroi
Soudain je sursaute en ne croisant qu'un miroir
Mais n'ai-je peur que de moi?

Je crains les promesses et les serments
Les cris, les mots seduisants
Je me mefie si souvent de moi
Mais de toi, pas, toi je te crois

La pluie, les eclairs et les chats noirs
La vie me glace d'effroi
Mais quand je sursaute en ne croisant qu'un miroir
N'aurais-je peur que de moi?

Je crains les saints, le mal et le bien
Je crains le monde et ses lois
Quand tout m'angoisse, quand tout s'eteint
J'entends ta voix
Je te crois, toi
Toi, je te crois
Moi, je te crois

Je crois, je crois, je crois, je crois, je crois toi
J'entends ta voix
Toi, toi, toi, toi, toi
Je te crois, moi

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Zora sourit

(Jean-Jacques Goldman, J. Kapler)

Une rue les gens passent, les gens comme on les voit
Juste un flux, une masse, sans visage, sans voix
Quel etrange aujourd'hui, quelquechose, mais quoi?
Desobeit, desobeit

Une rue comme d'autres et le temps se suspend
Une tache, une faute et soudain tu comprends
Impudence inouie, insolite, indecent
Zora sourit, Zora sourit, Zora sourit

Zora sourit, aux trottoirs, aux voitures, aux passants
Au vacarme, aux murs, au mauvais temps
А son visage nu sous le vent
А ses jambes qui dansent en marchant
А tout ce qui nous semble evident
Elle avance et benit chaque instant
Zora sourit, Zora sourit, Zora sourit

Des phrases sur les murs, des regards de travers
Parfois quelques injures, elle en a rien а faire
Elle distribue ses sourires, elle en recoit autant
Zora sourit, effrontement
Zora sourit, insolemment

Zora sourit pour elle, elle sourit d'кtre lа
Mais elle sourit pour celles, celles qui sont lа-bas
Pour ces femmes, ses soeurs qui ne savent plus sourire
Alors, des larmes plein le coeur, des larmes plein la vie
Zora sourit, Zora sourit, Zora sourit

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On ne change pas

(Jean-Jacques Goldman)

On ne change pas
On met juste les costumes d'autres sur soi
On ne change pas
Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit
On ne grandit pas
On pousse un peu, tout juste
Le temps d'un reve, d'un songe
Et les toucher du doigt

Mais on n'oublie pas
L'enfant qui reste, presque nu
Les instants d'innocence
Quand on ne savait pas

On ne change pas
On attrape des airs et des poses de combat
On ne change pas
On se donne le change, on croit
que l'on fait des choix
Mais si tu grattes lа
Tout prиs de l'apparence tremble
Un petit qui nous ressemble
On sait bien qu'il est lа
On l'entend parfois
Sa rengaine insolente
qui s'entete et qui repete
Oh ne me quitte pas

On n'oublie jamais
On a toujours un geste
Qui trahit qui l'on est
Un prince, un valet
Sous la couronne un regard
Une arrogance, un trait
D'un prince ou d'un valet
Je sais tellement ca
J'ai copie des images
Et des reves que j'avais
Tous ces milliers de reves
Mais si pres de moi
Une petite fille maigre
Marche а Charlemagne, inquiete
Et me parle tout bas

On ne change pas, on met juste
Les costumes d'autres et voilа
On ne change pas, on ne cache
Qu'un instant de soi

Une petite fille
Ingrate et solitaire marche
Et reve dans les neiges
En oubliant le froid

Si je la maquille
Elle disparaоt un peu,
Le temps de me regarder faire
Et se moquer de moi

Une petite fille
Une toute petite fille

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Je chanterai

(Jean-Jacques Goldman)

Et quand nous aurons fait le tour de nos ultimes projets
Quand nous apprendrons а aimer nos echecs et nos regrets
Quand nous en serons а ouvrir nos livres de souvenirs
Je chanterai, je chanterai, je chanterai, je chanterai toujours

Quand les reves de nos enfants deviendront nos esperances
Quand leurs chagrins d’amour seront les notres et notre souffrance
Quand nos regards nous suffiront, quand nos pas seront les memes
Je chanterai, je chanterai, je chanterai, je chanterai toujours

On dit ces choses, on oublie parfois, quand on reve
Ou qu’on est ivre
Je te les dirai 100 000 fois, et зa m’aide tant а vivre

Quand nos passes, quand tous ces jours seront notre vraie richesse
Quand je saurai tout de tes dons, quand je saurai tes faiblesses
Quand l’amour aura d’autres gouts que la passion, le desir
Je chanterai, je chanterai, je chanterai, je chanterai toujours
Et je t’aimerai, je t’aimerai, je t’aimerai comme au premier jour
Je chanterai, je t’aimerai, je chanterai, je chanterai toujours

Je chanterai toujours
Baby
Je chanterai, je chanterai, je chanterai, je chanterai toujours

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Terre

(Erick Benzi)

Terre,
J'ai passe trop de temps sur la route
A esperer les faibles traces que tu as semees
Terre,
Si tu savais combien je t'ai manque
Ces journees sans boussole, je l'ai souvent prie
Terre,
Que font les amants qui se retrouvent?
Que dois-je mettre ce soir?
Un tien de parfum, de l'alcool ou du blues?
Terre,
De mots doux qui tremblent et nichent partout
De silences bavards, de paupieres contre joues

Et qu'importe le jeu
J'ai ce que je veux
Hisser le pavillon bleu
Car ce soir j'ai touche

Terre,
Terre d'asile, sur ta peau de velours
Glissent les encore et les toujours
Terre,
Terre promise, les oiseaux se souviennent
De nos corps en drapeaux qui claquent et qui s'aiment
Terre,
Terre de feu, sans issue de secours
Et nos braises rouges se consomment а leur tour

Terre,
Oubliee la mer des songes tabous
Et les secondes passent un peu plus vite chaque jour
Terre,
Bien ancree sur le sol de tes charmes
J'ai laisse les etoiles guider mes bras vers ton cou

Et ton oeil complice
A graver sur mes reins
Plus jamais, jamais peur de rien
Car ce soir j'ai touche

Terre,
Terre d'asile, sur ta peau de velours
Aux courbures de la fin du jour
Terre,
Terre brulee au langage du desir
Danse du ciel
Caresses, partage et soupirs
Terre,
Terre etrangere, mais si proche pourtant
C'est ici que je veux mourir maintenant

Terre,
Terre d'asile, terre d'amour

Terre,
Terre sauvage, terre promise

Terre, terre, terre
Ce soir j'ai touche terre
Terre, terre promise
Les oiseaux se souviennent
Terre, terre, terre
Terre, terre, terre

Земля

Земля
Я провела слишком много времени в пути
Надеясь найти следы, что ты посеяла
Земля
Если бы ты знала как тебе меня не хватало
Эти дни без компаса, я так часто спрашивала
Землю
Что делают влюблённые, когда встречаются?
Чем мне сегодня вечером подушиться
Капелькой духов, алкоголя или блюза?
Земля
Нежные дрожащие слова, обитающие повсюду
Болтливая тишина, веки к щекам…
 
И к чёрту игру
У меня есть всё что я хочу!
Поднять синий флаг!
Сегодня вечером я коснулась
 
Земли
Земля-убежище, по твоей бархатной коже
Скользят «ещё» и «всегда»
Земля
Земля обетованная, птицы помнят
О наших телах в хлопающих флагах
Земли
Огненная земля, без спасительного выхода
И наши красные угли сгорают
 
Земля
Забытое море снов-табу
И секунды летят
С каждым днём быстрее
 
Земля
Твёрдо стоя на полу твоих чар
Я позволяю звёздам
Направлять мои руки к твоей шее
 
И твой понимающий взгляд
Чертит на моих бёдрах
Больше никогда, ничто не страшно
Потому что сегодня вечером я коснулась
 
Земли
Земля-убежище, на твоей бархатной коже
В изгибах конца дня
Земля
Земля сожжённая языком желания
Небесный танец, ласки, вздохи
Земля
Земля чужая, но всё же такая близкая
Здесь я хочу умереть
 
Земля
Земля-убежище, земля любви
 
Земля
Земля дикая, обетованная земля

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En attendant ses pas

(Jean-Jacques Goldman)

En attendant ses pas, je mets la musique en sourdine, tout bas
Trop bete, on ne sait pas, s'il sonnait
Si je n'entendais pas cette fois
En attendant ses pas ce matin-lа

Un soir? Un matin? Un hiver, une aube
Un printemps qu'il choisira
Rien, je n'en sais rien, je mets des lumieres
Les nuits au bord des chemins

En attendant ses bras je peins des fleurs aux portes
Il aimera ca
En attendant le doux temps de ses bras

Et je prends soin de moi, rouge а mes levres, а mes joues
Pour qu'il ne voit pas
Quand trop pale parfois, ne surtout pas
Qu'il me surprenne comme ca

Il y a de l'eau fraiche et du vin
Je ne sais pas ce qu'il choisira
Je ne sais s'il est blond, s'il est brun
Je ne sais s'il est grand ou pas
Mais en entendant sa voix je saurai
Que tous ses mots, tous seront pour moi
En attendant le doux temps de ses bras

J'y pense tout le temps а cet instant, oh quand on se reconnaitra
Je lui dirai c'etait bien long, non, je ne lui dirai surement pas
En attendant ses pas, je vis, je reve et je respire pour ca
En attendant juste un sens а tout ca

Un soir? Un matin? Un hiver, une aube
Un printemps qu'il choisira
Rien, je n'en sais rien, je mets des lumieres
Les nuits au bord des chemins

En attendant ses bras je peins des fleurs aux portes
Il aimera ca

En attendant juste un sens а tout зa, а tout ca

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Papillon

(Erick Benzi)

Tombent les feuilles
Aux jours, plus courts
Qui retiennent
Mon corps et ma voix
Je voulais vous dire
Que je vous aime

Cocon qui s'eveille
Aux seuls parfums
Que j'attends
Au fond de mes rкves
Souvent
Quand mes yeux s'eclairent
Longtemps
Sur vos promesses blanches
Sans y voir le piege
Qui danse

Papillon ephemere
Aux ailes de verre
Prisonniere du fil
De vos secrets

Papillon qui espere
Juste un peu de lumiere
Pour secher ses couleurs
Au feu de vos desirs

Si forte est ma fievre
De vous, si doux
Mon prince
J'ai perdu les mots
Je voudrais vous dire
Combien je vous aime

Tout semble si beau
Du haut de vos epaules

Ou je m'imagine
Parfois
Pauvre chrysalide
Qui boit
Le miel de vos paroles
Pour s'ouvrir
Et quitter le sol

Papillon ephemere
Aux ailes de verre
Prisonniere du fil
De vos secrets

Papillon qui espere
Juste un peu de lumiere
Pour secher ses couleurs
Au feu de vos desirs

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L'abandon

(Jean-Jacques Goldman)

Le soleil en automne, indulgent
Les peaux nues se donnent aux tiedes vents
Lа-bas les tempo paraissent
Battre au rythme paresseux du temps
L'abandon, tout s'apprend

Caresses des vagues aux chauds courants
Le sable doux, bel et tendre amant
Lа-bas les danses infinies
Nous melangent et l'amour aime la vie
L'abandon, c'est appris, la nature initie ici

On sait dejа ces moments-lа
La soleil avait prepare ca
L'abandon tout petit
Les iles initient а l'amour ici

On sait dejа ces rythmes-lа
Les feux d'en bas, ce lascif etat
La chaleur et le vent
Oh tout doucement mon ile m'apprend

Le rhum aux hommes attendrit les bras
Le rire aux femmes, aux filles, aux eclats
Les nuits velours ici bas
Les memes а Panama, memes а Cuba
L'amour a faim de toi et vice versa

Des corps а corps, amoureux soldats
Le plaisir en ces brulants combats
Tout ici : l'eau, le climat
Tout est desir, on n'y echappe pas
L'abandon, tout s'apprend
Dans les danses et les jeux d'enfants

On sait dejа ces moments-lа
La soleil avait prepare ca
L'abandon tout petit
Les оles initient а l'amour ici

On sait dejа ces rythmes-lа
Les feux d'en bas, ce lascif etat
La chaleur et le vent
Oh tout doucement mon ile m'apprend

On sait dejа ces moments-lа
La soleil avait prepare ca
L'abandon tout petit
Les iles initient а l'amour ici

On sait dejа ces rythmes-lа
Les feux d'en bas, ce lascif etat
La chaleur et le vent
Oh tout doucement mon ile m'apprend

Un pas de toi, un pas de moi
Les bassins collent et bougent tout bas
Tout s'apprend, l'abandon
Je vais ou tu vas et meme au-delа

Tout contre toi, la nuit sans loi
Que l'instant nous souleve et basta
Le moment ce moment, rien n'est plus
Important que ca

On sait dejа ces moments-lа
Le soleil avait prepare ca
La chaleur et le vent
Oh tout doucement mon ile m'apprend

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Dans un autre monde

(Jean-Jacques Goldman)

Loin, loin, c'etait certain
Comme une immense faim, un animal instinct
Oh, partir, partir et filer plus loin
Tout laisser, quitter tout, rejoindre un destin

Bye bye, mais faut que j'm'en aille
Adieu tendres annees, salut champs de bataille
Et sentir, oh sentir et lacher les chiens
Y'a trop de trains qui passent, ce train c'est le mien

Et tant pis pour moi, et tant pis pour nous
J'aurais pu rester ou la roue tourne, ou tout est doux
Moi j'avais pas l'choix, ca cognait partout
Le monde est а ta porte et se joue des verrous

Rendez-vous dans un autre monde ou dans une autre vie
Quand les nuits seront plus longues plus longues que mes nuits
Et mourir, oh mourir, mais de vivre et d'envie
Rendez-vous quand j'aurai devore mes appetits

Beau, beau de bas en haut
J'aimais manger sa peau j'aimais boire а ses mots
Mais trop tard, ou brouillard, ou bien trop tot
C'etait la bonne histoire mais pas le bon tempo

Bye bye, faut que j'm'en aille
Une croix sur ses levres et ma vie qui s'ecaille
Et s'offrir et souffrir et tomber de haut
Et descendre et descendre au fond sur le carreau

Et tant pis pour moi, et tant pis pour lui
J'pourrais l'attendre ici, rien ne s'oublie tout est gris
Moi j'avais pas l'choix, ca cognait aussi
C'est le monde а ta porte et tu lui dis merci

Rendez-vous dans un autre monde ou dans une autre vie
Quand les nuits seront plus longues plus longues que mes nuits
Et mourir, oh mourir, mais de vivre et d'envie
Rendez-vous quand j'aurai devore mes appetits

Rendez-vous dans un autre monde ou dans une autre vie
Une autre chance, une seconde et tant pis pour celle-ci
Et puis rire а perir, mais rire aujourd'hui
Rendez-vous quelque part entre ailleurs et l'infini
Rendez-vous quand j'aurai devorй mes appetits
Rendez-vous quelque part entre ailleurs et l'infini
C'est le monde а ta porte et tu lui dis merci

Rendez-vous dans une autre monde ou dans une autre vie
Une autre chance, une seconde et tant pis pour celle-ci
Et puis rire а perir, mais rire aujourd'hui

Ticket pour autre rencontre, rencard au paradis
Et puis rire а perir mais rire aujourd'hui
Au plaisir а plus tard et plus tard est si joli

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Sur le meme bateau

(Jean-Jacques Goldman)

Sur les passerelles а l'embarquement
Populaires ou premieres, derriere ou devant
On monte les malles, des quais sur le pont
On charge dans les cales de l'acier, des jurons
Ne manque plus qu'un signe, du capitaine un mot
Des cabines aux cuisines
Sur le meme bateau

Un doigt de champagne, un toast au depart
Dans les soutes le bagne et les heures de quart
Des soirees mondaines, des valses ou tangos
Aux ombres, а la peine, un mauvais tord boyau
En attendant l'escale, Athenes ou Macao
Sous les memes etoiles
Sur le meme bateau

Au feu des machines, souffre matelot
Prиs de la piscine, les belles et les beaux
Des salles de moteurs, des salons joyaux
Ici la sueur, le plus grand luxe en haut
Mais vienne une tempete, une lame en sursaut
Toutes les ames s'inquietent
Sur le meme bateau

Quand les astres s'en melent sur l'immense ocean
Quand tout devient si frele face aux elements
Plus de rang plus de classe, plus de bagne ou de beau
Chacun la meme angoisse
Sur le meme bateau, sur le meme bateau

Sur le meme, sur le meme bateau
Sur le meme bateau

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Tous les blues sont ecrits pour toi

(Jean-Jacques Goldman)

"I woke up this morning baby,
The blues was pouring out of me"
Cent fois ces mots je les ai dits
Ces mots que d'autres avaient ecrits
De toute ma voix, de toute mon ame
"With all the soul that I can"
Le blues comme on me l'a appris
"I woke up this morning baby"
Mais ce matin lа, j'ai compris

La peine aux longs champs de coton
J'imaginais de mon cocon
Les coups, le sang, les temps boueux
J'avais mal en fermant les yeux

"His baby's far away"
J'ai des pardons, j'ai des prieres
Mais l'blues c'est pas des phrases en l'air

"I woke up this morning baby"
Mais ce matin t'as vraiment froid
Tu comprends du fond de ta poitrine
Tous les blues sont ecrits pour toi

"Oh, oh I feel, the blues in me
Nobody knows how I really feel
Nobody knows, nobody cares"
Les mots te brulent un par un comme s'ils
Comme s'ils t'appartiennent enfin
Ces blues etaient les tiens

De toute ma voix, toute mon ame,
"With all the soul that I can"
Le blues qu'on n'm'a jamais appris
"I woke up this morning, the blues was pouring deep inside of me baby
Nobody knows, the blues was pouring out of me baby
Nobody knows, nobody cares
Nobody, nobody, nobody"
I feel it, baby

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S'il suffisait d'aimer

(Jean-Jacques Goldman)

Je reve son visage, je decline son corps
Et puis je l'imagine habitant mon decor
J'aurais tant а lui dire si j'avais su parler
Comment lui faire lire au fond de mes pensees?

Mais comment font ces autres а qui tout reussit?
Qu'on me dise mes fautes, mes chimeres aussi
Moi j'offrirais mon ame, mon coeur et tout mon temps
Mais j'ai beau tout donner, tout n'est pas suffisant

S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on changeait les choses un peu, rien qu'en aimant donner
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Je ferais de ce monde un reve, une eternite

J'ai du sang dans mes songes, un petale seche
Quand des larmes me rongent que d'autres ont versees
La vie n'est pas etanche, mon ile est sous le vent
Les portes laissent entrer les cris meme en fermant

Dans un jardin l'enfant, sur un balcon des fleurs
Ma vie paisible ou j'entends battre tous les coeurs
Quand les nuages foncent, presages des malheurs
Quelles armes repondent aux pays de nos peurs?

S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on changeait les choses un peu, rien qu'en aimant donner
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Je ferais de ce monde un reve, une eternite

S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on pouvait changer les choses et tout recommencer
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Nous ferions de ce reve un monde
S'il suffisait d'aimer


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